Dernier-le-jour-que-j’attendais-pour-l’album-2026.
Le septième album d’Ultimo dit tout dès le titre : Le jour qu’il attendait c’est sans doute le 4 juillet, date du disque live à Tor Vergata avec 250 000 coupons pulvérisés en trois heures.
Cet album n’a peut-être pas été créé pour des raisons artistiques précises, mais il existe pour servir le concert et non l’inverse. Il fonctionne comme une bande sonore pour un événement collectif plutôt que comme une œuvre musicale à part entière. Pas un énième live ni un best of mais un véritable album de chansons inédites.
Du point de vue de la critique musicale, il n’a rien de vraiment nouveau à dire, encore moins sur un plan musical où il n’y a pas de grandes surprises.
Ultimo travaille depuis des années sur le même vocabulaire : l’infini comme symbole fixe sur la couverture, le temps qui s’en va, l’adolescence manquée, l’amour raconté à trente ans avec la même intensité qu’il le serait à seize ans.
Nous avions cent ansl’une des chansons de la setlist, résume à elle seule tout l’échantillon : nostalgie anticipée d’un présent qui n’est pas encore passé.
Il s’agit d’un mécanisme éprouvé qui fonctionne, comme le démontrent les ventes, mais c’est aussi un mécanisme que Niccolò ne ressent pas le besoin de mettre à jour. Les trois singles sortis en avance confirment la stabilité du modèle : des mélodies spacieuses conçues pour la pelouse d’un stade, des refrains qui fonctionnent plus comme des refrains que comme des phrases à retenir. La production vise droit au cœur de ses admirateurs, loin de tout risque.
C’est un disque qui comprend dix chansons et chacune a un lien avec un moment différent de ma vie que j’associe de manière absolument personnelle à l’un des tatouages que je porte.
Ultimo lui-même en parle mais n’ajoute rien de significatif à sa discographie autre que du matériel à mémoriser rapidement (clairement pour ses fidèles) et à chanter à pleins poumons dans Tor Vergata.
« Le jour que j’attendais » n’a plus rien à prouver à ceux qui suivent Ultimo puisque »Planètes » en avant (et ils sont une multitude), et ne veut probablement pas le montrer.
Il existe comme une étape dans un voyage artistique et intime plus grand que lui, l’objet physique que les « Derniers » ramèneront chez eux pour se souvenir d’une nuit inoubliable de juillet.
En tant que disque, à proprement parler, cela ne dit pas grand-chose de nouveau. En guise de prologue à cet événement, il fait exactement son travail.
NOTE : 6h00
À ÉCOUTER MAINTENANT
QUAND LA VILLE DORMAIT – NOUS AVONS CENT ANS – NOUS NOUS DITES TOUT
À SAUTER IMMÉDIATEMENT
Presque tout si vous ne allez pas au concert !
LISTE DES TRACES
LE JOUR QUE J’ATTENDAIS
QUELQUE CHOSE DE BEAU
ROMANTIQUE
AQUARIUM
CE DÉSIR INsensé POUR VOUS
QUAND LA VILLE DORT
JE NE SAIS PAS
COEUR EN PLASTIQUE
NOUS AVONS CENT ANS
NOUS NOUS DIT TOUT