Beth-Orton-The-Ground-Above-art-work-album-2026
Depuis plus de trente ans, Beth Orton démontre la rare aptitude d’un poète capable d’intercepter des forces trop grandes pour être comprises d’un seul coup d’œil.
« The Ground Above » est la preuve définitive de cette urgence : une musique directe, brute, incarnée, sans peurs référentielles, suspendue entre expression inconsciente et écriture classique et intemporelle.
Sa voix, qui passe du murmure rituel au cri primordial, renvoie des mélodies qui rappellent la noble tradition du chant. Dans l’album, Orton met en scène les thèmes de la survie et de la régénération, de la maternité et de l’identité, jusqu’à l’agitation politique et le choix continu de rester : amoureux, dans l’art, dans le monde.
Comme cela s’est déjà produit avec « Weather Alive » (2022), salué par la critique comme un tournant décisif, Orton produit l’album de manière indépendante, gardant vivant l’esprit collectif des premiers enregistrements live, puis le façonnant entre folk, rock, pop et jazz dans un studio d’enregistrement au cours d’un processus d’un an.
En collaborant avec un groupe de musiciens de confiance comme le multi-instrumentiste Shahzad Ismaily, Sam Beste (Vernon Spring), les batteurs Chris Vatalaro et Vishal Nayak, le trompettiste Christos Styliandes et le bassiste Tom Herbert, Orton atteint de nouveaux sommets en tant que producteur et auteur-compositeur.
L’album s’ouvre sur la chanson titre monumentale de huit minutes. C’est un mouvement d’union dans lequel des vagues de tension souterraine s’agitent sous une surface apparemment immobile. Orton introduit une palette instrumentale volontairement granuleuse, une ouverture qui évoque le désordre géométrique des sons acoustiques avant le signal du chef d’orchestre.
Cette introduction, affirmation du son d’ensemble de l’album, devient la clé de voûte de l’ensemble de l’œuvre : une thèse dans laquelle l’amour et la souffrance cessent d’être des polarités opposées pour se révéler comme des vases communicants. Un album à siroter, un exemple de la façon dont il est encore possible de documenter le choix, privé et politique, de rester enraciné dans l’art et la vie à travers une forme de résistance lucide.
NOTE : 8,50
À ÉCOUTER MAINTENANT
Le sol au-dessus – Boucles de cigarettes – Lumière céleste
À SAUTER IMMÉDIATEMENT
Rien. Huit perles à écouter lentement
LISTE DES TRACES
1. Le sol au-dessus
2. Avant de savoir
3. Boucles de cigarettes
4. Attendre
5. Lumière céleste
6. Tu vas me manquer
7. Je t’aime bien
8. De l’autre côté 04h50
DISCOGRAPHIE
1993 – Superpinkymandy
1996 – Parc à roulottes
1999 – Réservation centrale
2002 – L’aube
2006 – Réconfort des étrangers
2012 – Saison des sucres
2016 – Les enfants
2022 – Météo vivante
2026 – Le sol au-dessus
VIDÉO
WEB ET SOCIAUX
@bethorton
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