Liim : Revue du morceau « RIP Peace »

Lorsqu’un extrait du nouveau morceau de Liim, « RIP Peace », est apparu sur mon flux Instagram la semaine dernière, je me suis dit : Hein, ce nom me semble familier. En avril dernier, je suis allé avec des amis du lycée à une soirée hommage à Gil Scott-Heron chez SOB’s, avec Pink Siifu et Liv.e. Un musicien de 21 ans dont je n’avais pas entendu parler était également en première partie, et je suis presque sûr qu’il m’a manqué. Vous devriez vous présenter aux premières parties, car un an plus tard, quand ils sortent une chanson que vous ne pouvez pas arrêter de jouer, vous vous sentirez comme un idiot.

Pourquoi j’aime « RIP Peace » ? Il est doté d’une ligne de basse si épaisse que vous pourriez en avoir honte. Les premiers visuels Internet sont un clin d’œil au clip vidéo « Champagne Coast » de Blood Orange. Et la chanson, inspirée et interpolée de « Go Stupid » de J Mack (un « classique de New York get allégé », note Alphonse Pierre) est une lettre d’amour chantante de style années 2000 à Harlem et à la ville, remplie de références locales au bus M103, au supermarché C-Town et au Levels Barbershop de la 125e rue. Liim a intitulé le morceau en hommage à Peace, un barbier de Levels dont il avait entendu dire qu’il « était parti ». Il s’avère qu’il s’agissait d’un malentendu : la paix est bien vivante, selon une note vocale que Liim nous a envoyée, mais « elle a déménagé à Albany, ou quelque chose comme ça… donc la nouvelle définition de cela est « Montée en puissance, paix ».

Pourtant, il y a quelque chose d’un peu angélique dans le rythme, avec ses harpes sifflantes et le chœur de chérubins qui sonne comme un chant de récréation pour adultes, aussi nostalgique et doux que ces tubes de jus de cerise Minute Maid qu’ils nous offraient à la cafétéria de l’école. Je suis moi-même une fille des quartiers chics, donc un cri de train 1 (voir A$AP Rocky, Wiki) me fera toujours avancer, même si je pense qu’il est prudent de dire que Liim ne crie pas le 1 pour les habitants des quartiers chics qui apprennent les pieds légers auprès de leurs collègues. En tout cas, je suis fier d’être originaire de la même ville que Liim capture sur ce morceau : un endroit ludique, mais pas le terrain de jeu de n’importe qui.