WU-TANG CLAN à Bologne : le clan est éternel (Scaletta et Gallery)

Il aura fallu treize ans pour que l’immense collectif de rap new-yorkais WU-TANG CLAN revienne sur les scènes italiennes.

L’attente s’est terminée hier soir à l’Unipol Arena de Casalecchio di Reno, avec un concert de deux heures qui a littéralement plongé le public en extase.

Traverser l’entrée de l’Unipol Arena, c’était comme retourner dans les années 90. Hier soir, dans la salle, il y avait tous les anciens adolescents qui ont grandi avec le pain, le rap et le Wu-Tang Clan, certains même avec leurs enfants. Encore une fois sous le même ciel en écoutant ceux qui rappaient le transformer.

Beaucoup ressemblent encore au passé, dans ce look composé de jeans baggy, peut-être un peu moins d’entrejambe bas, de casquettes en laine ou de baseball, de sweat-shirts strictement à capuche et de ce symbole unique et historique, le jaune. Celui du Wu-Tang.

Celui-là même qui est immédiatement apparu sur l’écran de scène avec une projection fixe, presque comme pour dire : oui, nous y sommes.

Wu-Tang Forever : The Final Chamber était plus qu’un concert : c’était des retrouvailles entre des personnes semblables, entre tous ceux qui sentent encore le rap de l’âge d’or couler dans leurs veines et dans leur esprit. Des retrouvailles du collectif avec ses fans, toujours fidèles après trente ans, toujours les bras levés et bougeant au son de la basse, les mains formant le W. Car oui, le Wu-Tang est éternel.

L’air que vous respirez est chaud, mais les lumières s’éteignent à 21 heures précises. Les chants commencent : « Wu-Tang, Wu-Tang ». Puis l’arène s’assombrit et une projection d’un temple de Shaolin apparaît sur l’écran. Le signal que nous partons, que bientôt, les uns après les autres, les membres du clan arriveront. Les basses montent et la magie opère.

Une belle intro de RZA, sur fond de soleil levant, donne le coup d’envoi du concert. Petit à petit, tous les membres du clan font leur entrée : GZA, Raekwon, Ghostface Killah, U-God, Masta Killa et Cappadonna. Ils se croisent dans un fil rouge de deux heures d’affilée, chacun avec son propre rap, dans une alternance qui laisse le public haletant sur « Ice Cream ».

Des chansons historiques du premier album Enter the Wu-Tang (36 Chambers) – « Bring Da Ruckus », « Clan in Da Front », « Tearz » – jusqu’au splendide « Ice Cream », accompagné du clip historique, en passant ensuite par les morceaux de Wu-Tang Forever et plusieurs chansons solo.

RZA et un Method Man super en forme ont dominé la scène, qui ont présenté au public « Bring the Pain », « Grid Iron » et « CREAM (Cash Rules Everything Around Me) » avec un flow très chargé, culminant avec « All I Need », tandis que les images du clip vidéo avec Mary J. Blige défilaient à l’écran.

Et puis encore « Reunited » de Wu-Tang Forever, avec toute l’émotion de son son et la sensation de voir le clan se produire sur scène comme s’il s’agissait encore d’un truc entre amis.

Deux heures de concert, de flow, de rap. Du « beau, tout va bien », s’est exclamé Method Man avec son sourire narquois. Deux heures de vidéos de New York, medleys et hommages, avec un moment « souvenir » dédié aux visages de ceux qui nous ont quittés trop tôt et qui, avec eux, ont écrit l’histoire du rap.

Un avant tout Ol’ Dirty Bastard, dont le fils Young Dirty Bastard a rappé sur « Shimmy Shimmy Ya » et « Got Your Money » (avec Kelis). Puis l’hommage à Mobb Deep, avec Havoc présent sur scène, et les souvenirs de Tupac Shakur, The Notorious BIG et Oliver « Power » Grant, récemment décédé. Et encore des frissons avec « Can It Be So Simple ».

Le concert d’hier soir a été un spectacle qui a rassemblé tout ce qu’il était possible de réunir en seulement deux heures après plus de dix ans d’absence d’Italie. Une soirée s’est déroulée entre un flow et un autre, entrecoupée de quelques projections : du court métrage One Spoon of Chocolate de RZA (2025) à la publicité du jeu vidéo Wu-Tang : Rise of the Deceiver, signe de leur passion historique pour les dessins animés et les jeux vidéo.

Puis la vidéo Purple Tape Files, sur l’histoire du rap racontée par Raekwon, et même deux QR codes pour voter pour l’entrée au Rock & Roll Hall of Fame.

Bref, espérons que ce Final Chamber Tour ne soit pas vraiment le dernier. Il existe toujours une grande envie de se rassembler et de lever la main pour le Wu-Tang.

L’ÉCHELLE

Soleil
Apportez le chahut
Clan devant le Front
Du Mystère du Chessboxin’
Le clan Wu-Tang n’est rien de ta F’ Wit
Homme de méthode
Honte à un négro
Protégez votre cou
Jour de pluie
(Couverture de Ghostface Killah et Raekwon)
Criminologie
(Chanson de Raekwon)
Écharpes incarcérées
(Chanson de Raekwon)
Holla
(Chanson de Ghostface Killah)
Glaciers de glace
(Chanson de Raekwon)
Œil pour œil (Votre bœuf est à moi)
(Couverture de Mobb Deep) (avec Havoc)
Ceux secoués (Partie II)
(Couverture de Mobb Deep) (avec Havoc)
Tempête tranquille (Remix)
(Couverture de Mobb Deep) (avec Havoc)
Survie du plus fort
(Couverture de Mobb Deep) (avec Havoc)
Glace
(Chanson de Raekwon)
Rap de fer à grille
(Chanson de Method Man)
Apportez la douleur
(Chanson de Method Man)
Tout ce dont j’ai besoin
(Chanson de Method Man)
Épées liquides
(Chanson GZA/Genius)
Duel du micro de fer
(Chanson GZA/Genius)
Gravière
4ème Chambre
(Chanson GZA/Genius)
Aucune date indiquée
(Chanson de Masta Killa)
Au dessus des nuages
(Couverture de Gang Starr) (Inspectah Deck Verse)
Larme
Est-ce que tout peut être si simple
Réunis
Shimmy Shimmy Ya
(Chanson du vieux sale bâtard)
Vous avez votre argent
(Chanson du vieux sale bâtard)
CRÈME
Triomphe
(Chanson complète)

LA GALERIE

WU-TANG-CLAN-Bologne-Crédits-Giorgia-Zamboni-4

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