Les revenus de la musique enregistrée en France ont augmenté 3,9% Année dans 2025selon les chiffres publiés par l’organisme industriel local SNEP.
Les revenus totaux – pour les droits numériques, physiques, de synchronisation et voisins – se sont élevés à EUR 1,071 milliard d’eurosou USD 1,21 milliard de dollars au taux de change annuel moyen de 2025.
Les chiffres, publiés mercredi 18 mars, marquent un dixième année consécutive de croissance pour le monde sixième-le plus grand marché de musique enregistrée, bien que le taux d’expansion ait ralenti – le marché global a augmenté 7 % sur un an dans 2024 et 5,1 % sur un an dans 2023.
Streaming
Les revenus du streaming (payant et financé par la publicité combinés) en France ont dépassé 700 millions d’euros pour la première fois en 2025, atteignant 702 millions d’euros (794 millions de dollars), en haut 5,7 % sur un an.
Streaming par abonnement payantle principal moteur de revenus du marché, a augmenté 5,9% Année à 553 millions d’euros (625 millions de dollars).
Le SNEP a décrit le résultat comme « une légère baisse par rapport aux augmentations des années précédentes », attribuant une partie de la décélération à une comparaison difficile avec 2024dynamisée par les JO de Paris.
La France a désormais 12,6 millions abonnements streaming, à partir de 12 millions dans 2024et 18,7 millions nombre total d’utilisateurs de streaming, en hausse de 17,7 millions dans 2024. Le SNEP a déclaré que le taux de pénétration du streaming payant dans le pays s’élève à 27,1% en hausse de 1,2 point de pourcentage sur un an, mais toujours nettement inférieure à d’autres grands marchés tels que le Royaume-Uni, l’Allemagne et les États-Unis. (La France compte près de 68 millions.)
Financé par la publicité les revenus du streaming audio en France, quant à eux, ont augmenté 12% Année à 84 millions d’euros (95 millions de dollars) en 2025.
Les revenus du streaming vidéo ont chuté 2,9 % sur un an à 65 millions d’euros (73 millions de dollars).
Le SNEP soutient depuis longtemps que le marché français des abonnements est sous-performant par rapport à la taille du pays et, dans ses rapports annuels précédents, il pointait directement les plateformes de vidéos courtes – en particulier TikTok – comme un facteur qui détournait les jeunes fans de musique du streaming payant.
Pas plus tard qu’en septembre, au premier semestre 2025 Selon le directeur général du SNEP, Alexandre Lasch, l’enjeu est de « retenir les jeunes générations, qui privilégient les formats courts et fragmentés », tandis que l’organisme professionnel attribue un 6,8 % sur un an baisse des revenus du streaming vidéo pour les consommateurs migrant des vidéos musicales traditionnelles vers les contenus courts sur les réseaux sociaux.
Notamment, le rapport annuel de cette année, que l’on peut lire ici, ne fait aucune mention de Tik Tok ou une vidéo courte. Au lieu de cela, le lobbying du SNEP semble s’être déplacé vers la réglementation de l’IA et la création d’un marché de licences volontaires.
Du côté de la musique physique, le vinyle était le format le plus remarquable, avec des revenus en hausse 14,8 % sur un an à 113 millions d’euros, passage le 100 millions d’euros marquer pour la première fois.
Les revenus des CD ont chuté 2,4 % sur un an à 89 millions d’euros en 2025, bien que le SNEP ait noté que le format CD est toujours en tête en termes de volume avec plus de 8 millions unités vendues contre près de 6 millions d’unités pour le vinyle.
Sous-35s restent les plus gros acheteurs des deux formats physiques en France selon le SNEP, représentant 41% des acheteurs de vinyles et 36% des acheteurs de CD sur le marché, citant une étude de consommateurs de Kantar Media.
Le SNEP a indiqué que le commerce électronique représente désormais 32% des revenus physiques à 66 millions d’eurosavec des boutiques en ligne d’artistes générant spécifiquement 13,5 millions d’euros – en haut 29 % sur un an et représentant 20% de tous les revenus physiques du commerce électronique.
Ailleurs sur le marché, les revenus des droits voisins et de synchronisation ont tous deux diminué, 3,2 % sur un an à 121 millions d’euros et 5,8 % sur un an à 34 millions d’euros respectivement, que le SNEP attribue à une normalisation après une crise exceptionnellement forte 2024.
Les revenus générés par l’exportation de la musique locale ont chuté 8,6 % sur un an à 148 millions d’euros (167 millions de dollars), en baisse par rapport à un résultat boosté par les JO de Paris 162 millions d’euros dans 2024 mais toujours debout 11% sur deux années. Le SNEP estime que ces résultats confirment « la place croissante de la création musicale française sur les marchés internationaux ».
Les artistes produits localement ont continué à dominer le pays, prenant trois quarts du Haut 200 tableau des albums et 16 du Haut 20.
Le SNEP a noté que cinq les premiers albums d’artistes locaux ont atteint le Top 20 — un chiffre qui, selon lui, est inégalé sur aucun autre grand marché européen, où le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Espagne se classent chacun seulement unet l’Italie aucun.
La pop et le rap représentaient chacun environ un troisième de la consommation totale de streaming pour la première fois, a rapporté le SNEP.
Le rappeur GIMS a été la force dominante de l’année, en tête à la fois du classement des albums et du classement des singles en streaming – où il occupait le sommet trois positions — selon les cartes officielles françaises établies par le SNEP et l’Official Charts Company.
« L’UNE DES PRINCIPALES SOURCES DE FIERTÉ EST LA PLACE ÉMINENTE OCCASIONNÉE PAR LES ARTISTES PRODUITS EN FRANCE, ET NOTAMMENT LES ARTISTES ÉMERGENTS. »
ALEXANDRE LASCH, SNEP
Lasch a déclaré : « Nous célébrons cette année une décennie de résultats positifs pour le marché français de la musique enregistrée. Parmi ces bonnes nouvelles, l’une des principales sources de fierté est la place prépondérante occupée par les artistes produits en France, et particulièrement les artistes émergents. Ce succès est dû à nos labels, dont le savoir-faire remarquable s’appuie sur un environnement propice à la prise de risques. »
« Pour que nos artistes continuent dans cette voie, il faut désormais que les pouvoirs publics favorisent l’émergence d’un marché de licences volontaires avec les acteurs de l’IA. »