À moins que vous et votre cousin partagiez la garde d’un Grammy, Baby Keem et Kendrick Lamar ne sont pas les parents les plus proches. Mais chaque nouvelle chanson qu’ils interprètent ensemble ressemble de plus en plus à l’archétype de la table des enfants : toutes les manigances, sans scrupules. Qu’ils s’amusent autour du Dodger Stadium ou qu’ils menacent de vous frapper au visage, leur familiarité ludique se traduit régulièrement par leur travail le plus amusant.
Ils continuent cette séquence sur « Good Flirts », un morceau du nouvel album de Keem. Ca$ino à propos d’un hué récurrent et récurrent qui a une qualité douce et distinctement juvénile. C’est dans le rythme downtempo de Motown, donc prêt pour la radio FM, cela ferait pleurer Berry Gordy. C’est dans la cour d’école un appel-réponse avec le chanteur new-yorkais Momo Boyd, qui habite tranquillement son sac MC Lyte face à deux mousquetaires exaspérants. C’est dans le refrain gazouillant au maximum de Keem, livré dans une cadence roucoulée qui est à parts égales Fabolous sur « Shawty Is Da Shit » et « Closer » des Chainsmokers (je ne plaisantais pas à propos de la radio).
Mais c’est plus évident dans le vers de Kendrick, qui divise la différence entre un flirt adorable (« Baise une zone d’amis quand tu fais un câlin comme ça ») et des clins d’œil (« Merde, je bavarde avec ma chienne comme si j’étais un jeune voyou aussi.) « Il n’est jamais trop tard pour méditer sur les attachements émotionnels », réfléchit-il avant de complimenter huit fois le chariot de son amant. C’est comme si, épuisé par le vertige de « The Hillbillies », Keem et Kendrick ont posté chez eux, se sont assurés que leurs parents dormaient et ont commencé à parler de les femmes, les hommes.
Dans un court métrage documentaire Keem sorti pendant la Ca$ino Lors du déploiement, Kendrick a parlé de leur famille, décrivant « une guerre, psychologiquement, pour essayer de changer nos malédictions générationnelles ». Dans leur travail solo, les deux hommes n’hésitent pas à aborder les aspects les plus lourds de leur histoire commune. Mais « Good Flirts » postule que la guérison peut aussi consister à se détendre et à montrer un peu d’amour à l’adolescent qui sommeille en nous.