Vol. 08-2026 du Newsic Friday – En attendant Sanremo, notre liste hebdomadaire explore les mutations, les suggestions et les tensions sonores pour tous les goûts. Du retour militant de U2 aux visions raffinées de Chat-tonnerreen passant par le rocher incisif de Foo Fighters et le rap dur de Psaume. Bonne écoute !
LA PLAYLISTE
LES BULLETIN PIÈCE PAR PIÈCE
Mélissa Aldana – Cote 8,50 – Pour Melissa, le jazz devient un murmure : des ballades cinématographiques réinterprétées avec une virtuosité maîtrisée. Rubalcaba orchestre et accompagne, la mélodie respire, chaque note est espace et présence. Intensité sans tambour ni trompette, lyrisme suspendu. Sublime.
Thundercat – Mac Miller – Cote 8,00 – Le jumelage Chat-tonnerre Et Mac Miller travaille monté sur bas élastique, fausset suspendu, réalisation raffinée avec Greg Kurstin sans patine commémorative. Mac semble vivant, ironique, intact. Nécessaire.
Saule – Cote 8,00 – Dans L’oreille au cocon Saule reprend l’imagerie de Georges Clinton et l’intériorise. L’invocation à la mère et au père devient insistante, presque enfantine. Le cocon est silence et mutation, protection implorée pendant que l’identité mue. Vision.
Apparat – Cote 8,00 – La boucle devient un champ d’exploration : répétition consciente, non emprisonnement. Une électronique méditative qui observe et transforme des motifs subtils, entremêlant contrôle et surprise avec un sax syncopé à la fin. Réfléchi et visionnaire.
Jorja Smith – Cote 7,50 – Jorja Smith distille le désir et le contrôle. L’entrain coule sur une production veloutée, la voix caresse et tient, sensuelle sans ostentation. Sous la surface demeure une ombre mélancolique qui fissure le sillon. Magnétique.
U2 – Note 7,50 – Gli U2 ils reviennent au rock civil : news transformées en invectives, guitares tendues, Bono déclamatoire. L’indignation est claire, la forme reste classique. Moins de risques, plus de sensibilisation. Dieu merci, vous vous êtes battu !
Foo Fighters – Note 7,50 – Riff frontal, dynamique serrée, tension qui évite l’auto-citation. C’est la chanson qui guide l’album, plus nerveuse que festive. Pas de révolution, mais une identité réaffirmée avec vigueur. Solide.
okgiorgio – Note 7,50 – Avec Détails okgiorgio démonte et recoud le classique de Ornella Vanoni dans une clé électronique. Battements synthétiques, soustraction élégante, respect et hommage. L’icône reste intacte, le contexte change d’apparence. Raffiné.
The Last Dinner Party – Note 7,50 – Dans leur contribution à « War Child Records », les Le dernier dîner ils cisèlent un soft rock théâtral, des objets sonores polis au goût baroque. Chaque choix est une scène, chaque pose dynamique étudiée. Ils enchantent sans perdre le contrôle.
Psaume – Cote 7,25 – Psaume aiguise son rap. Contrastes marqués entre image et authenticité, hiérarchies contestées, symboles de réussite démantelés par le langage et la vision visuelle. Toujours un Maître !
Pêches – Note 7,25 – Pêches c’est de l’électro sale avec du punk, de l’industriel et de la pop, créant un mélange irrévérencieux et cynique. Rythme obsessionnel, attitude provocatrice, jeu entre agressivité et légèreté.
Lana Del Rey – Note 7,25 – Lana Del Rey revient à son autel élégiaque : cordes denses, production douce avec Jack Antonoffmélancolie maîtrisée. Écriture familière, ambiance cohérente. Crépusculaire.
Mumford & Fils – Gracie Abrams – Note 7,25 – Dans Badlands Mumford & Fils ils trouvent dans Gracie Abrams une contrepartie fragile et alerte. Ballade dépouillée, crescendo mesuré, harmonies qui confinent au folk épique sans rhétorique. Intensité retenue, écriture compacte. Suggestif.
Riccardo Cocciante – Note 7,25 – Dans J’ai vingt ans avec toi Riccardo Cocciante le temps devient suspension : voix mature, arrangement raffiné, paroles au centre. L’amour et la mémoire s’entrelacent sans rhétorique. Émotionnel, réfléchi.
Marco Bénévent – Marianne Mirage – Note 7,25 – Marque construit un ensemble velouté pour Marianne Mirage: trip hop en filigrane, suggestions de Portishead et les ombres gainsbourgiennes. Production mesurée, voix suspendue, ambition internationale crédible. Cinématographique.
Yungblud – Cote 7.00 – Yungblud commence par une introduction qui me ramène en quelque sorte à Projet Alan Parsonspuis sort une ballade théâtrale. Énergie frontale, production ample, instinct mélodique intact. Moins de chaos, plus de contrôle. Impétueux.
Mon nouveau groupe Believe – Cote 7,00 – Avec Numérologie My New Band Believe vise droit sur le morceau : des basses insistantes, une tension synthétique, une dynamique qui n’arrive pas immédiatement. Le groupe joue avec le risque, flirte avec le désastre et le transforme en impulsion cinétique. Dansez indie sans nostalgie.
Sécurité – Cote 7,00 – Sécurité ils relancent l’art punk bilingue vers des territoires plus nerveux. Polyrythmies, accords tordus, dissonances subtiles : une pop subversive qui gratte et séduit. Aucune vague et aucun shoegaze filtrés avec discipline. Hystérique
Jessie Ware – Note 6,75 – Dans la nouvelle chanson Jessie Ware flirte avec l’esthétique du synthé des années 80, en insérant un extrait de la bande originale de Morricone Le bon, le mauvais, le laid. L’opération est élégante mais calculée, plus citation que réinvention. Séduisant, pas indispensable. Lissé.
Sza – Note 6,75 – SZA adapte son R&B à un contexte cinématographique : voix liquide, phrasé mesuré, ambiance qui entremêle douceur et tension légère. La chanson fonctionne plus comme un cadre émotionnel que comme une déclaration indépendante. Pas passionnant !
Amalfi – Note 6,75 – La chanson est une parabole mesurée : guitare clairsemée, puis piano et cordes, rythme qui monte sans emphase. La voix suit la trajectoire avec contrôle, évitant l’accent confessionnel. Spiritualité laïque, plus concept que blessure. Composé et réalisé.
En retard – Note 6,75 – Par En retard le quotidien devient une histoire émotionnelle : ironie et autocritique soutiennent des mélodies légères et enveloppantes. Fragilité et inadéquation émergent sans rhétorique, entre pop immédiate et sensibilité indie. Sincère.
Loup – Note 6,75 – Le pop rock des années 2000 se mélange à l’urbain, à l’indie, au funk et à l’électronique. Des refrains immédiats, des synthés palpitants et des flashs shoegaze créent un son varié. Une polyvalence évolutive.
Le Caire – Note 6,75 – La nuit devient un espace émotionnel : néons, pluie, verres embués créent un rituel sensoriel. La voix évolue entre introspection et tension mélodique, sans se livrer à un lyrisme facile. Réminiscences de gestion.
Pit Coccato – Note 6,75 – Entre flammes et symbolisme, Le feu marche avec moi essayez de franchir la frontière entre introspection et théâtralité. Attitude noise rock, rudesse lyrique et fin presque prog.
Asiatique – Note 6,75 – Nouvelle usine met en musique l’obsession de la fonction : post punk tendu, forme oblique, friction maîtrisée. Les Asianoia observent sans absolution, ils décortiquent la normalité comme un dispositif. Brillant.
Vache – Inoki – Note 6,75 – Dans la commune Vache Et Inoki des chemins radicaux et cohérents convergent : un hip hop italien sans concessions, loin des tendances, construit sur l’autonomie et la vision personnelle. Brut, essentiel.
g.em – Cote 6,50 – gemme explore le corps comme archive et champ de mutation. Une écriture collectée, des textures sonores qui recherchent la cohésion plutôt que l’impact. L’idée est claire, l’issue reste en jeu. Introspectif.
Sergio Russo – Note 6,50 – Sergio Russo travaille sur une pop au grain rock qui connaît le métier mais risque peu. Ordonné, intime avec une ironie contrôlée. Production claire, chantée assez brutalement.
Axel – Note 6,25 – Par L’été Axel devient symbole d’adolescence et de nostalgie suspendue. Guitares insistantes et images vives transforment Marechiaro en un refuge émotionnel, un équilibre fragile entre mémoire et désir.
Némésis – Note 6,25 – Nemesi révèle une acuité rare : paroles maîtrisées, expressivité mesurée, urgence créative sans fioritures. Les débuts marquent une trajectoire définie, la parole au centre, l’adolescence transformée en discipline. Précis.
Katana Koala Kiwi – Note 6,25 – Pour moi Katana Koala Kiwi l’inconfort devient obsession sonore : guitares shoegaze, nuances nu metal, tension cumulative. Le mantra grandit comme une plaie ouverte, désespérée mais calibrée. Brut.
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