horsegiirL : NATURE IS HEALING Critique de l’album

La DJ horsegiirL, basée à Berlin, se présente comme la première pop star mi-humaine mi-cheval au monde, mais elle préfère que vous la considériez comme une simple membre du troupeau. « Saviez-vous qu’il existe 350 races de chevaux dans le monde ? elle a parlé de son single de 2022, « My Barn, My Rules ». « Et je suis l’un d’entre eux! » Son premier EP, 2025 VIPponey très importanta façonné Stella Stallion à la fois comme une anomalie anthropomorphique et une ingénue équine, superposant des histoires à voix basse de chahuts cosmopolites à du hardstyle ultra léger, du gabber et de l’acid house. Elle est une sur un million, mais aussi une de un million ; sa méthode de dévouement à une fursona-sous-un-autre-nom est, au fond, un moyen de communiquer que peu importe d’où elle vient réellement.

Son premier album complet, LA NATURE GUÉRITfait enfin correspondre la musique avec la portée d’elle travaux d’artatterrissant sur un noble message en grande partie inspiré d’un voyage d’ayahuasca en Équateur : nous sommes tous ici ensemble sur Terre, et nous devons en prendre soin, ainsi que les uns des autres. Abandonnant les enclos de CircoLoco et Tomorrowland pour des pâturages plus pop, Stella troque son style de danse hard signature pour un pastiche électro-pop, avec l’aide d’un groupe d’architectes de genre moderne judicieusement choisis, dont Casey MQ, collaborateur d’Oklou, Margo XS, producteur de Zara Larsson, et Papa PC Music lui-même, AG Cook.

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LA NATURE GUÉRIT est à la fois un clin d’œil compulsif et totalement woo-woo, avec un point idéal tonal perché au sommet de l’arc entre Rainbow Dash et le type « double arc-en-ciel ». Le bonheur décentré du morceau d’ouverture « 351 % », qu’elle a coproduit avec MQ et Cook, donne à la diaspora PC Music son moment « Remember the Name », présentant notre héroïne par incréments : « 10 % de mignonne, 20 % de choc, 99 % j’obtiens ce que je veux. » Rappelant instantanément un « Hey QT » ou « Sweet Like Chocolate », la chanson établit intelligemment le personnage de horsegiirL sans forcer un récit.

LA NATURE GUÉRIT C’est mieux quand on est loin de la rave, en gambadant dans le new age des années 80, la pop des années 90 et l’EDM des années 2010 avec l’enthousiasme authentique de quelqu’un qui aurait grandi dans une ferme. Il y a l’éclat K-pop boosté par les basses de « AURA » (« comme le Minnesota, si frais, si eau ») ; les yeux juste assez grands Rayon de Lumière culte sur la chanson titre et son homologue encore plus croquant, « rivers run free » ; et le synthé saccadé s’empile sur le saphique Six Sex avec « that’s my beach », qui vous ferait rire de Berghain mais aurait pu déchirer comme face B de « Break Free » d’Ariana Grande. LA NATURE GUÉRITLes deux impulsions de caracoler et de méditer se combinent délicieusement sur « karma is », qui passe en douceur de hokey à hédoniste alors qu’il traverse une sonate à cordes, une rupture de club de Jersey et un coup de gong final semblable à un marteau. (« Le karma est l’intention derrière l’acte… le karma est que tu es toujours fauché et que je suis riche. »)