Groove Pill, le DJ et collectif de production de Cdub et Shogun, a trouvé une synergie rare avec leur camarade de Detroit, Lelo. Le duo a produit une poignée de singles fondateurs ainsi que sept titres sur les débuts de Lelo en 2025, Nouveau Détroit, cela a contribué à déformer le tissu de son rap de rue swaggy du Michigan. Ils ont affiché cette camaraderie dans un épisode de mars de l’émission RapRave de Lot Radio, alors que Cdub et Shogun transformaient des couplets de Tay-K et Lloyd en jams torrides de ghettotech, transférant la sensualité et l’arrogance à une foule exiguë. Après 15 minutes, Lelo ne put s’empêcher de s’amuser, se penchant pour prendre le contrôle des platines. Alors que « Hoes on 7 Mile » tournait en boucle une fois de trop à son goût, il a demandé de l’aide à Shogun, menant à une leçon condensée sur la file d’attente et la transition.
Cette éducation en temps réel me vient à l’esprit en tournant le nouveau double-EP inégal de Leo, Mastiff : Tuiles Roses. Avec Nouveau Détroit, Lelo visait à élever le sujet lyrique de sa scène, en injectant une nudité émotionnelle pour équilibrer la distance et le brillant de la montre. À travers chaque moitié de Mastiff : Carreaux Rosesil s’inspire des dynasties sonores du passé et du présent de Détroit. L’idée semble être que toutes ces idées en tandem constituent le son New Detroit qu’il souhaite diriger. Malgré l’ambition, les résultats sont trop mal exécutés pour l’y amener.
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Côté A, Mastiffest une tentative d’introduction au rap de rue qui informe la ville aujourd’hui, mais elle s’effondre lorsque Lelo agit comme un imitateur plutôt que comme un conservateur. « Monetize » est une copie trop proche pour être confortable des « 7sixers » de Veeze, de l’atmosphère noire au maigre étourdissement qu’il utilise pour cracher des clichés (« Vraiment dans le mélange, ma vie est un film, ce n’est pas de la merde dramatisée »). Le « Blueprint » assisté par Apollosca$e est livré avec un rythme de type Flint 2021 et un jeu à deux banal qui pourrait apparaître sur n’importe quoi, du Dumb et Dummer trilogie, si toute sa personnalité était drainée dans le lac Saint Clair. Seule la face un plus proche, « Down to Earth », une chanson de combat emphatique dédiée à sa propre envolée et à son ascension écrite dans les étoiles, brise le kayfabe sur la façade trop cool pour l’école. Même à Dogue pic, Lelo abandonne l’intimité et l’inventivité de Nouveau Détroit alors qu’il recherche de nouveaux sommets à travers les POV d’autres rappeurs.
Sur Tuiles rosesLelo redécouvre l’envie créative qui a motivé sa carrière jusqu’à présent. Pour six chansons, il organise une soirée dans un entrepôt aux lumières stroboscopiques qui met en avant DJ Assault et les rappeurs électro des années 80. Guidé par les cinq productions créditées de Shogun, Lelo travaille sur fond de ghettotech, de basse et d’électro freestyle avec une maîtrise simple et envoûtante. Le summum arrive sur « Get Geeked ». Le rythme de Cdub et 4amjuno est tiré des raves d’antan de Détroit, parsemé de cloches de vache et de côtelettes vocales de la nouvelle vague néerlandaise « Cheese ». Lelo alterne entre un refrain de demandes de sergent instructeur et des vers sur une romance du week-end. Ici, vous voyez sa vision d’un nouveau Détroit prendre vie : une fête de quartier frénétique où les arnaqueurs, les rats du club et les passionnés ne font qu’un. Il brille avec l’espoir d’une oasis inexploitée.