Spotify, Pomme Musique, Amazon Musiqueet d’autres grands services de streaming musical se préparent aux retombées de Canadala décision de tripler le prélèvement sur les plateformes de streaming en ligne opérant dans le pays – à partir de 5% à 15% de leurs revenus canadiens.
Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a annoncé cette augmentation jeudi 21 mai, dans le cadre de la mise en œuvre du Loi sur le streaming en ligne – une législation adoptée en 2023 qui a élargi l’autorité du régulateur pour inclure le contenu en ligne.
Le nouveau 15% le tarif s’applique formellement aux services de streaming audiovisuel – tels que Netflix, Disney+et Amazon Prime Vidéo – avec des revenus annuels de radiodiffusion canadienne supérieurs 25 millions de dollars.
Spotify a indiqué à iPhone au Canada que le 15% Le tarif ne s’applique pas actuellement à son service, qui, selon lui, est classé comme une plateforme de streaming audio plutôt que comme une plateforme audiovisuelle.
Néanmoins, l’entreprise a récemment augmenté ses prix d’abonnement au Canada – le forfait Individuel grimpant à 13,99 $ CAD par mois à partir de 12,69 $ CAà compter de juillet 2026, et les autres niveaux Premium augmentent également.
La question de savoir où les services de musique uniquement audio s’intègrent dans le cadre élargi du Canada reste en suspens – avec le CRTCLe processus de politique audio de est toujours en cours.
Spotify héberge désormais des vidéos musicales, des podcasts vidéo et d’autres contenus audiovisuels sur sa plate-forme – soulevant la question de savoir à quel moment un service de streaming musical commence à fonctionner comme une plate-forme vidéo selon les définitions du régulateur.
Les DSP musicaux luttent déjà contre le CRTCc’est original 5% taxe – imposée pour la première fois en 2024 – qui obligeait les services de streaming non canadiens à contribuer 5% de leurs revenus nationaux à des fonds soutenant les créateurs de contenu canadien.
Pomme, Amazoneet Spotify a déposé des contestations judiciaires contre cette exigence, et un tribunal fédéral canadien a suspendu l’exécution des paiements en attendant le résultat d’un appel.
Maintenant, avec le CRTC En triplant le tarif pour les plateformes audiovisuelles, les responsables du streaming musical surveilleront de près toute indication selon laquelle une augmentation similaire pourrait suivre pour les services audio.
Dans le cadre du nouveau cadre, les exigences de contribution des radiodiffuseurs canadiens traditionnels – qui paient actuellement entre 30% et 45% de leurs revenus – seront abaissés à 25%.
Le CRTC a déclaré que les contributions combinées de tous les radiodiffuseurs devraient stabiliser le financement à plus de 2 milliards de dollars chaque année pour soutenir le contenu canadien et autochtone, y compris les émissions et les nouvelles de langue française.
« Nous prenons des mesures pour assurer un financement stable du contenu canadien et autochtone et pour contribuer à le rendre plus visible. »
Vicky EatridesCRTC
« Les décisions d’aujourd’hui visent à bâtir un système de radiodiffusion plus solide », a déclaré Vicky Eatridesprésident-directeur général de CRTCdans un communiqué.
« Nous prenons des mesures pour assurer un financement stable du contenu canadien et autochtone et pour contribuer à le rendre plus visible. »
« Parce que nous sommes un tribunal quasi judiciaire indépendant, nous ne sommes pas en contact avec le gouvernement au sujet de l’état des négociations commerciales. »
Scott ShortliffeCRTC
Les streamers dont les revenus canadiens dépassent 100 millions de dollars doit diriger chaque année 30% de leurs dépenses vers des partenariats avec des radiodiffuseurs canadiens et des producteurs indépendants.
Scott Shortliffele CRTCLe vice-président de l’audiovisuel a déclaré jeudi aux journalistes que le régulateur n’était pas impliqué dans les négociations commerciales avec les États-Unis.
« Parce que nous sommes un tribunal quasi judiciaire indépendant, nous ne sommes pas en contact avec le gouvernement au sujet de l’état des négociations commerciales », a-t-il déclaré.
«Nous appliquons la loi canadienne au Canada.»
Le CRTCLa décision intervient dans un contexte d’escalade des frictions commerciales entre le Canada et les États-Unis.
Le gouvernement américain a identifié le Loi sur le streaming en ligne comme un irritant commercial avant l’examen de 2026 du Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM).
Représentant américain Lloyd Smucker (R-PA) a déposé un projet de loi visant à lancer un Article 301 enquête commerciale sur le Loi sur le streaming en ligne.
« Le Canada redouble de réglementations discriminatoires ciblant les services de streaming et les créateurs numériques américains. »
Lloyd Smucker, représentant américain
« Le Canada redouble de réglementations discriminatoires ciblant les services de streaming et les créateurs numériques américains », a écrit Smucker sur X avant le CRTCl’annonce.
Juriste Michael Geist a écrit que le combiné 15% Ce taux place le Canada parmi les juridictions d’exploitation les plus coûteuses au monde pour les services de streaming – et a prédit que la décision entraînerait des années de batailles commerciales et juridiques.
Entre-temps, Spotify a augmenté ses prix d’abonnement au Canada à plusieurs reprises depuis le Loi sur le streaming en ligne est entrée en vigueur.
Lorsque l’original 5% le prélèvement a été annoncé en 2024, DiMA l’a qualifié de « taxe discriminatoire » – avec Spotify à l’époque, décrivant cette exigence comme « un coup dévastateur pour les artistes » et « une subvention protectionniste pour la radio ».
Le Loi sur le streaming en ligne a été adopté en 2023, mettant à jour Canadac’est Loi sur la radiodiffusion pour la première fois depuis une génération.