Un projet de loi en France obligerait les entreprises d’IA à prouver qu’elles n’ont pas utilisé de contenu protégé par le droit d’auteur pour former leur technologie. Le secteur de la musique nationale exhorte les législateurs à l’adopter

Une coalition de 81 organisations culturelles et médiatiques France – couvrant les secteurs de la musique, du cinéma, de l’édition et de la presse – a appelé le pays à Assemblée nationale planifier un débat sur un projet de loi qui créerait une présomption légale selon laquelle les fournisseurs d’IA utilisent du contenu protégé par le droit d’auteur.

Le projet de loi, connu sous le nom de Loi Darcos du nom de son auteur, le sénateur Laure Darcosa été adopté à l’unanimité par le Sénat français mois dernier.

Elle a depuis été transmise au Assemblée nationalemais n’a pas encore été inscrite à l’agenda législatif, une mesure qui, selon la coalition, est désormais urgente.

Dans une déclaration commune (traduite) initialement publiée en français mardi 5 mai, le 81 Les organisations ont déclaré s’exprimer « d’une seule voix pour saluer l’engagement déterminé du Sénat en faveur du respect de la propriété intellectuelle à l’ère de l’IA générative ».

Le 81 Les organisations ont ajouté : « Nous ne pouvons pas continuer à accepter qu’un secteur économique se construise sur le pillage généralisé d’un autre secteur au mépris de l’État de droit, alors qu’il existe une alternative vertueuse pour le bénéfice de tous. »

« Nous ne pouvons pas continuer à accepter qu’un secteur économique se construise sur le pillage généralisé d’un autre secteur au mépris de l’État de droit, alors qu’il existe une alternative vertueuse pour le bénéfice de tous. »

Déclaration commune d’un groupe inter-organisations en France

Parmi les signataires de l’industrie musicale figurent Sacem (la société de gestion collective française des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique), SNEP (l’organisme professionnel français de la musique enregistrée), SCPP et SPPF (les sociétés de gestion collective des grands labels et des labels indépendants, respectivement), plus ADAMI (l’organisme de défense des droits des artistes interprètes ou exécutants), CSDEM et CEMF (organismes professionnels de l’édition musicale), et La Guilde des Artistes de la Musique.

Les signataires extérieurs au secteur de la musique comprennent SACD (la société des scénaristes et dramaturges), ARNAQUE (la société des auteurs multimédia), la Alliance de la Presseet des organisations représentant des producteurs de films, des éditeurs de livres, des agences de presse, des photographes, des traducteurs et des doubleurs.

Le Darcos le projet de loi insérerait un nouvel article dans Code de la Propriété Intellectuelle établir une présomption réfutable selon laquelle les fournisseurs d’IA ont utilisé des œuvres protégées par le droit d’auteur – à moins qu’ils ne puissent prouver le contraire.

Sous le projet proposé Article L. 331-4-1dans tout litige civil, une œuvre protégée par le droit d’auteur ou un droit voisin « est présumée avoir été utilisée par le fournisseur du modèle ou du système d’intelligence artificielle, lorsqu’une indication relative au développement ou au déploiement de ce système ou au résultat généré par celui-ci rend plausible une telle utilisation ».

Concrètement, la loi renverserait la charge de la preuve dans les litiges en matière de droit d’auteur impliquant IA dans France: plutôt que d’exiger des créateurs qu’ils démontrent que leur travail a été utilisé pour former un modèle d’IA, les fournisseurs d’IA devraient démontrer que ce n’est pas le cas.

Le projet de loi a été présenté par le sénateur Darcos le vendredi (12 décembre 2025), aux côtés de co-sponsors, dont les sénateurs Agnès Evren et Pierre Ouzoulias.

Cela faisait suite à l’échec d’une concertation dirigée par le gouvernement entre les sociétés d’IA et les titulaires de droits plus tôt dans 2025.

Le Conseil d’État français (Conseil d’État) a rendu en mars un avis favorable sur la légalité du projet de loi, estimant qu’il était compatible à la fois avec le Constitution française et Droit de l’UE.

Dans leur déclaration, le 81 Les organisations ont fait valoir que la présomption « rend effectives les obligations des [EU] Réglementation sur l’IA en termes de respect des droits d’auteur et de transparence ; cela rééquilibre la dynamique de pouvoir entre nos secteurs culturels et les entreprises d’IA ; cela crée donc les conditions d’un dialogue pour établir une nouvelle chaîne de valeur.

La déclaration a exhorté Assemblée nationale aux législateurs d’agir : « Aidez-nous à faire respecter les règles du jeu en soutenant l’inscription du projet de loi Présomption à l’ordre du jour et en lui donnant vos votes avant l’été !

Une lettre ouverte distincte adressée aux législateurs français, soutenue par la même coalition, a été recueillie 25 000 signatures de professionnels de la culture individuels, selon les organisations.

Cette lettre avertissait que « le lobbying intense des plateformes mondiales d’IA » était désormais déployé dans le Assemblée nationaleet que « l’adoption de ce texte ne tient qu’à un fil ».

Le Français Cette initiative fait partie d’une vague plus large d’actions législatives et réglementaires sur l’IA et le droit d’auteur à travers le monde. Europe.

Sur 10 marsle Parlement européen a adopté une résolution sur le droit d’auteur et l’IA générative qui recommandait une présomption d’utilisation similaire au UE niveau pour les modèles d’IA qui ne respectent pas les obligations de transparence.

Pendant ce temps, une coalition d’organismes européens de l’industrie créative – dont CISAC, ICMP, IFPIet IMPALA — a critiqué le Loi européenne sur l’IALe Code de bonnes pratiques sur le droit d’auteur comme une « trahison » des objectifs de la loi.

Dans le ROYAUME-UNIle gouvernement a fait marche arrière en mars par rapport à des projets antérieurs qui auraient permis aux entreprises d’IA de se former plus facilement sur de la musique protégée par le droit d’auteur sans autorisation.

Et dans le États-Unisd’éminents éditeurs de musique, dont Groupe d’édition musicale universelle, Concordeet ABKCO ont intenté des poursuites pour violation du droit d’auteur contre des sociétés d’IA pour utilisation présumée non autorisée de chansons pour former des modèles d’IA génératifs.