zayok : « Oh ! Donne-moi quelque chose en quoi croire »

Inspiré par le glitchcore, la chanteuse jazz-pop Geneviève Artadi et le favori du mumblecore Frances Hale musicien Zayok, 16 ans, a écrit en septembre dernier Dans un ailleurs à propos de ses relations avec ses parents, de sa petite amie et de ses intérêts amoureux qui se sont flétris. Ses rythmes appliquaient le vocabulaire du spam FX et de l’EDM au R&B voluptueux et si joli que ça fait mal. Peut-être que cette musique est quelque chose que seul un jeune peut faire, avant de commencer à s’autocensurer et à s’endurcir au monde. Fraîchement cosignataire surprise de Giselle, membre de l’Aespa, Zayok est l’un des leaders d’une scène numérique amorphe qui comprend gunk et sydney runner, dont la musique itère sur la folie des carabines pour former un nouveau type de ballade à mi-chemin entre SoundCloud IDM, rap et mémo vocal.

Dans « Oh ! Donnez-moi quelque chose en quoi croire », l’une des plus belles chansons de Zayok à ce jour, sa voix traverse le mix avec un frisson de chat effrayé, évitant le bruit des jeux de jambes et les cordes effilochées. Un raté relationnel se transforme en dévastation de vie ou de mort ; il semble apprécier la façon dont la douleur lui donne de l’espoir. « Vous dites amis, pour moi, ce sont des étincelles/Pas question que je sois tout seul sans fin/Je jouerai mon rôle pour sentir ton contact, je suis à la maison », chante-t-il, si passionné que cela vous donnera envie de ressentir. Au cours des 15 dernières secondes, il passe la parole à son amie Aria, dont la voix courbée fait écho à ses inquiétudes alors que la musique atteint son paroxysme de côtelettes et de 808 rouleaux sourds. Tout est construit de manière si durable que l’encombrement numérique et l’inconfort émotionnel semblent légers.

Écoutez « Oh ! Donnez-moi quelque chose en quoi croire » ici.