Oui! Boom! Voilà ! : trois mots, trois points d’exclamation, cinq (grands !) musiciens et un disque qui affirme, explose et surprend.
Tout a commencé il y a quelques mois, le jour où un ami cher m’a pris une photo sur Whatsapp : un groupe de personnes devant ce qui semblait être une étable – les vaches et les tas de paille ne mentent pas – et divers opérateurs désireux de filmer. La question a suivi : « Savez-vous qui je suis ? ». Ma réponse claire : « NON ». Lui : « On dit des chanteurs ». J’ai meilleure mine, au-delà du cadre agricole. C’est sûr Roberta Sammarelli. Mes collègues de la rédaction confirment et contribuent à résoudre l’énigme qui, quelques jours plus tard, par hasard, trouve une explication définitive : ces « chanteurs » ne sont pas réellement des chanteurs – ou plutôt, seulement 1 sur 5 l’est – ils s’appellent Oui! Boom! Voilà et ils ont annoncé une conférence de presse… au contraire. Roberta Sammarelli, Davide Lasala, Giulio Ragno Favero, Giulia Formica et Michelangelo Mercuri alias NAIP ils ont présenté leur projet par une conférence de presse… bien au contraire. Et c’est là, alors, que je commence à imaginer ce qui pourrait sortir du mélange de ces 5 musiciens, chacun avec une histoire qui, évidemment, n’a pu résister à l’enchevêtrement de sa propre intrigue avec celle des autres.
Oui! Boom! Voilà ce n’est pas le nom auquel on s’attend, mais il décrit certainement parfaitement l’attitude qui transparaît dans ces esprits intéressants : OUI, nous sommes là, BOUM, faisons du bruit et VOILÀ, révélons-nous. Sans mâcher ses mots, de manière brute, honnête et dépassionnée, sans filtres, nous avec vous, vous avec nous. Alors que nous réserve justement ce premier album qui s’appelle Oui! Boom! Voilà ! (car un nom comme ça vous donne aussi le titre de l’album, avouons-le) ? C’est une matière qui ne prend pas vie, mais qui naît vivante, ce n’est pas quelque chose d’inanimé qui prend forme d’un coup, elle est déjà pleine de sens : profondément imparfaite, tout en restant inébranlable dans la beauté de sa genèse et dans l’enchantement de la création.
« Pinocchio » est le prologue de cette nouvelle histoire, un premier single qui malgré son nom ne ment pas : une chanson noise-punk à 145 battements par minute, pas pour les oreilles fragiles. Le son pénètre dans les veines et fait bouillir le sang, enflamme l’envie d’agir, de faire quelque chose, n’importe quoi mais de ne pas rester immobile. C’est une pièce qui bouscule l’environnement, bouleverse l’ordre et jette tout en l’air. C’est de la matière pure, on peut la toucher, la sentir, on ne peut pas l’imaginer, on la sent, c’est ça.
Les paroles de l’album, résultat des tourbillons créatifs de PNIAs’expriment de manière sèche et cadencée, avec des phrases qui fuient la fluidité et restent brisées : une signature stylistique imbattable qui injecte des messages de réalité parfois difficiles à digérer, mais sincères et troublants comme doit l’être la vraie vérité : il suffit d’écouter « Voilà » pour saisir le sens du monde d’aujourd’hui, lancer une pièce de monnaie et décider du sort. Des autres. « Vivre comme ça (on n’en peut plus) » est le manifeste d’une pensée lassée des apparences qui se nourrissent de clichés et d’actes récurrents qui satisfont mais ne nourrissent pas. La superficialité est aussi celle des « Nombres sacrés » qui établissent le bien et le mal, le succès et l’échec, le consensus ou la dissidence.
Un morceau comme « Lavori in corso » ne peut pas être raconté, mais écouté et laissé passer à travers vous comme le suggère la fin, car c’est l’un des moments les plus intenses de l’album. Et si « Gogna Ragazzo Gogna » est la photographie de ce que signifie aujourd’hui être exposé pour seulement cinq minutes de gloire bientôt transformée en dérision ou pire, en oubli, « Un morceau de cygnes » parle de redondances et d’auto-citations, de censure et d’explosions latentes. La fin est à manier avec précaution : « Da zero » est un morceau intimiste, intense et nu, écrit et chanté par Roberta, perlé de délicatesse auquel aucun commentaire ne peut être ajouté sous peine de le salir.
Maintenant que l’histoire est révélée, il est temps de la raconter en direct, je Oui! Boom! Voilà ! sur scène et nous sommes prêts à incorporer une énergie qu’on n’avait pas vue depuis longtemps.
À ÉCOUTER MAINTENANT
Nombres sacrés – Travail en cours – À partir de zéro
À SAUTER IMMÉDIATEMENT
Non reçu
NOTE : 8h00
LISTE DES TRACES :
1. Vivre comme ça (vous ne pouvez plus)
2. Nombres sacrés
3. Pinocchio
4. Voilà !
5. Travaux en cours
6. Pendant qu’on suce
7. Pilori Garçon Pilori
8. Un morceau de cygnes
9. Fin de la vente de tout
10. Dieu, comme je te déteste
11. À partir de zéro
DISCOGRAPHIE :
2026 – Oui ! Boom! Voilà !
VIDÉO
WEB ET SOCIAUX
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