Brigitte Bardot, l’icône française qui incarnait avec glamour l’air du temps pop d’après-guerre, est décédée. Sa fondation pour les droits des animaux a annoncé la nouvelle dans un communiqué envoyé à Agence France-Presse. Aucune cause ni date du décès n’ont été précisées. Bardot avait 91 ans.
Bardot est née dans une riche famille parisienne en 1934 et a suivi une formation de ballerine avant de décrocher les emplois de mannequin qui ont lancé sa carrière éclair. Elle a posé pour la couverture de Elle à 15 ans et fait ses débuts d’actrice deux ans plus tard, dans la comédie Le Trou Normand. Tout au long des années 1950, son apparition dans des films français risqués, certains réalisés par Roger Vadim, alors mari, lui a valu l’affection des futurs géants de la nouvelle vague. Parmi eux se trouvait Jean-Luc Godard, qui l’a choisie pour son film de 1963. Mépris, et le parrain de la nouvelle vague Louis Malle, dont Vive Marie ! mettait en vedette Bardot aux côtés de Jeanne Moreau.
Bardot a commencé à sortir de la musique dans les années 60, en collaborant avec Bob Zagury, Sacha Distel et, de manière plus sensationnelle, Serge Gainsbourg. À la fin de la décennie, au milieu d’une affaire scandaleuse menée lors de son troisième mariage, Bardot et Gainsbourg ont sorti les duos classiques « Comic Strip » et « Bonnie and Clyde ». Un album de 1968, Bonnie et Clydea compilé ses enregistrements de différents numéros de Gainsbourg.
En 1973, Bardot a annoncé sa retraite de l’industrie du divertissement, après quoi elle est devenue une éminente militante des droits des animaux. En 1986, elle fonde la Fondation Brigitte Bardot pour soutenir le bien-être animal dans le monde. Au tournant du siècle, elle avait reçu la première d’une série d’amendes pour des propos islamophobes, qui utilisaient souvent la discussion sur la pratique de la viande halal pour se lancer dans une rhétorique nationaliste agressive sur les « sauvages », l’immigration et la pureté raciale. En 2021, elle avait été condamnée à six amendes pour incitation à la haine raciale.
Bardot laisse dans le deuil son mari, Bernard d’Ormale, ancien collaborateur du fasciste français Jean-Marie Le Pen, dont Bardot a soutenu le successeur, Marine Le Pen, lors des récentes élections.