Ayant renoncé au rôle de mascotte olympique bonne pour les invités comme porteur du flambeau, les mèmes et le public du curling, Snoop revient marquer le territoire et avec « 10 Til’ Midnight » il montre clairement qu’il a toujours les clés du jeu.
Quatorze titres qui constituent le quatrième chapitre construit sous la bannière de son label Death Row : ici on ne plaisante pas, on revient à manger du pur G-funk même si peut-être un peu cloné et re-cloné.
Derrière les machines se trouvent des poids lourds comme Swizz Beatz, Pharrell et Erick Sermon, des gens qui savent rendre un beat nostalgique sans qu’il sonne comme une antiquité, mais un classique instantané.
Le flow de Snoop glisse entre les exploits de Trinidad James et October London avec la facilité de ceux qui ont inventé le jeu, une question de sang et d’asphalte.
Des pièces comme Arrêtez de compter mes poches sont des déclarations de guerre contre l’ennui, des choses qui servent à rappeler aux enfants d’aujourd’hui que le charisme ne s’achète pas avec des adeptes, tandis que dans des chansons comme QTSAMYAH (Quit Talking Shit And Make You A Hit), le style doux de Snoop est une déclaration selon laquelle il n’y a toujours que lui !
Snoop se prépare peut-être à prendre sa retraite, mais il le fait en le rappelant à tous les propriétaires du bloc. La consolidation d’un statut de patron qui n’a à s’excuser auprès de personne.
Pas de tournure autour du pot, pas de paraculate : c’est le son de la côte ouest qui reprend ce qui lui appartient, en face, sans rabais.
Le seul doute est de comprendre si les nouvelles générations le préfèrent davantage comme mème tik tok plutôt que comme patron !
À ÉCOUTER MAINTENANT
Step (feat. Swizz Beatz) – Dogg Wattup Doe (feat. Peezy) – QTSAMYAH (feat. October London)
À SAUTER IMMÉDIATEMENT
35 minutes de Snoop guérissent de temps en temps. Ils se détendent et font bouger la tête lentement !