Naturellement, on peut en dire autant de MIKE, qui consacre son discours boueux à POMPÉI« Shutter Island » de pour naviguer dans l’effusion de sang de la vie sur la route. Mais il y a des moments où lui et Earl se sentent trop à l’aise avec la léthargie, quelque chose qui semble particulièrement somnolent face à une série de rythmes vaporeux qui ont tendance à se terminer là où ils commencent. Sur des morceaux comme « The Fall » de MIKE et le lent « Hot Water » d’Earl, la musique revient à des vestiges trop familiers de leur travail passé. Avec des accalmies à tous les niveaux, c’est presque comme si ce disque fonctionnait mieux comme une playlist.
La formule Surf Gang répond à l’appel sur POMPÉI // UTILITAIRE avec un sens sain de curiosité. Ancrées par le producteur Harrison avec l’aide de Giane, Flea Diamonds et bien d’autres, les meilleures mélodies ici constituent les arrangements les plus ensoleillés et les plus ludiques sur lesquels MIKE et Earl ont jamais rappé : le fuzz vif et vacillant au cœur de « Home on the Range », le drone méditatif de « #FREE #MIKE », les carillons scintillants flottant à travers « Tampering ». Mais les rythmes répondent aussi à des questions que je n’aurais jamais pensé poser, comme : À quoi ressemblerait MIKE si Tyler lui envoyait des conneries qui ne faisaient rien Bâtard? (« Shutter Island ») et Et si Earl ouvrait un beat pack de Marcusbasquiat en 2018 ? (« objectif rectangulaire »).
Une grande partie du bas de gamme de la production frappe aussi vraiment. Rien qu’à la batterie, « Ew ! », « Man of the Month » et « FEAR » ne sembleraient pas déplacés à côté de quelque chose de Veeze ou de Yachty. Earl débloque ses flow les plus glissants sur « Tour de France », plein de coups de pied lourds et de crashs de cymbales.
Que ce n’est pas plus orné, Regardez le trône-type album est un peu dégonflant ; les deux morceaux de collaboration entre le duo – « Leadbelly » et « Kirkland » – montrent à quel point leur synergie reste inexploitée sur les 31 autres morceaux. Il a fallu du temps pour que ce disque ne ressemble pas à un mélange homogène et tout juste décent de MIKE et Earl lançant des shots dans une salle de sport vide. Mais le manque de cérémonie a du sens. Après tout, c’est en partie pour cette raison que MIKE a nommé sa moitié du disque POMPÉI c’est le fait que les négros ont passé une grande partie de leur temps à applaudir en studio ; un désarroi provoqué par les mauvaises herbes, reflet d’une société en ruine. Et ce n’est pas le genre de désarroi qui donne lieu à un Je n’aime pas la merde, je ne sors pasmais c’est beaucoup plus lâche. Parfois, comme sur « Chali 2na » d’Earl ou « AFRO » de MIKE, cela les amène à valser en douceur avec des préréglages plus aigus, ce qui est aussi amusant et à faibles enjeux que possible.
Vous l’entendez également dans le battement du compteur d’argent au début de « FEAR », dans le « Yeahhh » défoncé d’Earl ajouté à la sortie instrumentale de « React ». La folie du vers invité de Niontay sur le premier ressemble à un enfant qui vient de s’enfuir avec le vélo de quelqu’un. « Pushin P, mec, ces petits négros P. Diddy! » crache-t-il avec dégoût. Tout le monde joue mais personne jouer. Lorsque MIKE rappe « Shit like a mukbang with the Purse/I’m Countin’ Up Cake and Chicken » sur « Kirkland », vous pouvez entendre un « » encourageant.Ooooo » d’Earl en arrière-plan. Légèreté !