French Montana / Max B : Coke Wave 3.5 : Critique de l’album Narcos

Voici la recette pour un bon Vague de Coca mixtape : Tout d’abord, ajoutez un French Montana, mais assurez-vous qu’il crache avec la faim d’un arnaqueur du Bronx prêt à parier jusqu’à la dernière liasse d’argent de son jean sur une bataille de rap. Ensuite, incorporez soigneusement Harlemite Max B et ajoutez une pincée saine de Grand Cru Rémy Martin. Même s’il se réchauffera sûrement avec des bars redevables aux styles de Biggie, Jay-Z et Tupac, cette pincée de sauce supplémentaire lui fera chanter des mélodies comme s’il donnait une audition ivre à Motown dans une autre vie. Enfin, faites mariner leurs bars sordides et leurs refrains accrocheurs dans des rythmes qui transforment les classiques du XXe siècle – ceux entendus lors des fêtes dans les maisons de retraite – en bangers à couper le souffle. Bientôt, Max B mettra tout son cœur dans une ballade de rap de rue mélodique qui canalise l’âme d’un disque de Marlena Shaw des années 60, tandis que Frenchy cooly rappe sur le déplacement de briques sur un La face cachée de la Lune retourner.

Tout cela a propulsé le duo délirant, fun et intransigeant au sommet du rap new-yorkais à la fin des années 2000, avant que la vague ne s’écrase avec l’incarcération de Max B en 2009. Vague de Coca 3.5 : Narcosle deuxième album de Max B depuis qu’il s’est libéré en novembre, relance la dynamique contagieuse entre Max et French mais ne surfe pas sur l’héritage. Il capture ce qui a rendu l’un des plus grands liens du hip-hop new-yorkais si captivant, mais remet également en question pourquoi ils se sont éloignés du style de rap « ondulé » distinct qu’ils revendiquaient en premier lieu.

L’alchimie du duo brille sur des morceaux comme « Whippin That Wave », où ils coulent sans effort (et sans vergogne) sur l’instrumental « Queensfinest » de DJ Clue de 1998 pour Nas avec la même confiance montrée sur Coca Vague 2« Wave Thang » de ‘s – une version plus dure du classique de Dre et Snoop pour les mecs d’Uptown avec quatre vestes Pelle Pelle dans leurs placards. Mais quand ils tentent de se pencher sur un extrait du classique disco de KC & the Sunshine Band, « That’s The Way (I Like It) » sur « Ever Since U Left Me », ils perdent la synchronisation les uns avec les autres et rappent sans but sur un rythme qui ressemble à de la musique clichée des défilés de mode.

French Montana a longtemps abordé le hip-hop comme une chasse A&R au prochain hit ; c’est une compétence qu’il a perfectionnée des années avant de composer un single inspiré des Afrobeats, largement porté par la voix de Swae Lee. Mais dans le passé, quand il s’insérait dans son propre Ville de la cocaïne Sur les DVD, il savait tenir bon à côté d’un freestyle tueur du rappeur d’Uptown Al-Doe ou d’images brutes de Dipset se faisant sauter à Rucker Park. Sur cette cassette, French se retrouve dans cette poche de l’ère des mixtapes DVD sur « Heaven », mais il le perd sur « Make America Wavy Again (MAWA) », où il tente de concevoir un banger de boîte de nuit à trois États qui pétille plus vite qu’une bouteille de champagne à 500 $. Et même si un rythme trap de Murda Beatz a peut-être fonctionné pour French et Drake il y a dix ans sur leur tube « No Shopping », son frère Max trébuche sur « The Race ».