Kid Yugi (2025-pp-12) – crédit alessio mariano
Kid Yugi a dévoilé sur Instagram son nouvel album, « Even Heroes Die », sorti le 30 janvier.
« EVEN HEROES MORE, mon nouvel album, sortie partout le 30/01. Les épées se croisent, toute la tension explose! ».
Une proclamation qui sonne comme un avertissement : le rappeur des Pouilles revient avec une imagerie narrative plus sombre et combative, prêt à rouvrir son univers fait d’épopées urbaines, de blessures ouvertes et de tension narrative. Le projet semble promettre un nouveau bond dans sa construction mythologique, où l’héroïsme est fragile et où le monde est un anneau de symboles et de traumatismes.
Son dernier album « I nome del Diavolo » est sorti en février 2024 (LIRE LA REVUE),
LE TEASER
L’album arrive précédé d’une bande-annonce évocatrice située sur un plateau de tournage, dans lequel sont mises en scène les funérailles de l’artiste. La caméra suit les personnages rassemblés autour du cercueil, tandis que l’acteur Filippo Timi récite un monologue avant d’entraîner les spectateurs vers un rebondissement final.
Que signifie être un héros ?
« Faire le bien de toutes ses forces » répondrait la plupart des gens.
« Échouer lamentablement au nom d’une utopie ! » les méchants tonneraient.
« Faites preuve de courage et d’abnégation face au danger et à l’adversité », entonnaient les universitaires. Eh bien, toutes ces définitions sont fausses, anciennes, obsolètes, dépassées, adaptées aux époques passées, à un monde dans lequel la distinction entre le bien et le mal apparaissait claire et irréductible. La société contemporaine, la société de consommation qui prône l’individualisme et glorifie l’égoïsme, la société qui a sacrifié les valeurs de justice en les remplaçant par celles du mérite, a réussi à amalgamer les deux absolus. Mais dès lors, si le bien et le mal se ressemblent, si l’être humain opte pour l’un ou l’autre selon un seul critère, l’utilité, comment peut-on reconnaître un héros ? Ou, pire encore, est-il possible que ce monde ne soit plus capable de les créer ? Ici, la civilisation a surmonté ces dilemmes de la manière la plus stupide et la plus injuste : en nous rendant tous spéciaux. Ou du moins nous le faire croire.
Ils nous ont appris que chacun de nous est le héros de sa propre histoire, que chacun de nous est prédestiné, talentueux, un génie envoyé sur cette terre pour accomplir une tâche divine. C’est ce que vous croyez et c’est ce que je crois aussi. Et maintenant plus que jamais ma mission m’apparaît claire, aussi claire que le ciel de mars. Je suis votre mémorandum. Et j’apporte un seul message : MÊME LES HÉROS MEURENT.
Le nouvel album de Kid Yugi est né de cette prémisse intrigante, qui s’articule, comme le projet précédent, autour d’un « concept » bien défini : les héros sont des gens ordinaires, qui dictent l’intrigue de leurs propres histoires. Mais comme toute histoire, il y a toujours un début et une fin.
La fine frontière entre le bien et le mal, une analyse minutieuse de la société contemporaine, ce qui est bien et ce qui ne va pas, les références littéraires et cinématographiques sont encore les thèmes principaux de l’écriture de Yugi, dont les mesures sont parmi les plus originales et intéressantes du panorama musical italien.
LES FORMATS
A partir d’aujourd’hui, il sera possible de précommander à l’avance sur la boutique officielle Universal Music Italia : la version vinyle « FUNERALE EDITION » (signée et non signée) et le CD (signé et non signé). Tous les formats physiques peuvent être combinés avec le « carnet » exclusif qui contient les paroles et les illustrations de l’album. A partir de demain, les produits seront disponibles sur tout le marché.
WEB ET SOCIAUX
@kidyugiy3p
